Philosophie Magazine – Novembre 2010
“La mort n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus”. – Lettre à Ménécée, Épicure
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Une très ancienne tradition nous suggère de considerer l’âme comme une réalité distincte du corps. Nous avons en effet tendance, même si nous sommes agnostiques, à imaginer que nous serons là pour nous désoler de notre proper mort. Dans cette perspective, la mort est effrayante: nous imaginons après notre décès, comme dans les histoires de fantômes ou les contes gothiques, noutre âme tourmentée, déchirée, tournoyant autour de notre sepulture. Or, ce n’est là qu’un rêve, une illusion, réplique Épicure: quand nous serons morts, nous ne serons pas là pour regretter la vie, nous n’aurons plus aucun sentiment, aucune sensation, aucune conscience d’être mort. Par conséquenent, “être mort” n’est pas le problem. Ce que confime Lucrèce, épicurien de la période romaine: “Regarde maintenant en arrière, tu vous quel néant est pour nous cette période de l’éternité qui a précédé notre naissance. C’est un miroir où la nature nous presente l’image de ce qui suivra notre mort, Qu’y apparaît-il d’horrible, quel sujet de deuil? Ne s’agit-il pas d’un état plus paisible que le sommeil le plus profond?” (De la nature des choses, Livre III)
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diumenge, 21 de novembre del 2010
La mort
diumenge, 1 d’agost del 2010
Qu’est-ce qu’être beau?
Philosophie Magazine, juin 2010
Spinoza “ce n’est pas parce que je te trouve beau que je t’aime, c’est parce que je t’aime que je te trouve beau”
Spinoza “ce n’est pas parce que je te trouve beau que je t’aime, c’est parce que je t’aime que je te trouve beau”
Jorge Semprún, sobre Europa
Philosophie Magazine, juin 2010
Extracto:
...
Mon rapport à l’Europe est très intime. Cela est dû à ma conaissance de plusieurs langes européennes, à mon internement à Buchenwald, à mon amour de la cultura allemande qui m’a permis de ne pas confondre Allemagne et nazisme. Par ailleurs, l’Europe a été à l’ofigine de trois inventions majeures: le roman, le cinéma et l’avion. Chacune d’elles sert à franchir des frontières et à s’installer dans un espace privilégié, qui n’est pas strictement territorial. J’ai ainsi, par exemple, un rapport émotionnel aux voyages en avión. Je ne réfléchis jamais aussi bien que durant un vol. Enfin, lorsque je me retrouve dans une ville avec, si posible, un fleuve, quelques musées à portée de la main, des bibliothèques et des cafés, je suis, sans le moindre doute, chez moi, Même si je suis en Slovénie et que je ne comprends pas la langue, je me sens, intimement, chez moi.
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Extracto:
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Mon rapport à l’Europe est très intime. Cela est dû à ma conaissance de plusieurs langes européennes, à mon internement à Buchenwald, à mon amour de la cultura allemande qui m’a permis de ne pas confondre Allemagne et nazisme. Par ailleurs, l’Europe a été à l’ofigine de trois inventions majeures: le roman, le cinéma et l’avion. Chacune d’elles sert à franchir des frontières et à s’installer dans un espace privilégié, qui n’est pas strictement territorial. J’ai ainsi, par exemple, un rapport émotionnel aux voyages en avión. Je ne réfléchis jamais aussi bien que durant un vol. Enfin, lorsque je me retrouve dans une ville avec, si posible, un fleuve, quelques musées à portée de la main, des bibliothèques et des cafés, je suis, sans le moindre doute, chez moi, Même si je suis en Slovénie et que je ne comprends pas la langue, je me sens, intimement, chez moi.
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Discipline du jugement – Marc Aurèle
Philosophie Magazine, mai 2010
Discipline du jugement – Marc Aurèle
“Si tu souffres à propos de quelque chose d’estérieur, ce n’est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle; il dépend de toi de la faire desparaître.” (Pensées VIII, 47). Les stoïciens pensent que nos passiions et nos émotions sont causées par les jugement que nous portons sur les choses, et non par les choses elles-mêmes. “On me dit qu’un tel dit du mal de moi, mais on ne me dit pas que j’en suis lésé; je vois que le petit est malade; mais je ne vois pars qu’il est en danger; restes-en donc à la première représentation, sans rien ajouter d’extérieur, et ce ne será rien pour toi.” (VIII, 49) Il y a d’abord ce que nous entendons et ce que nous percevons: le mal qu’on dit de nous, la maladie de l’enfant. À cette première représentation, onjective, nous ajoutons un jugement de valeur, qui produit une emotion pénible. Pour l’eviter, il faut apprendre à discipliner nos jugements. Car si nous craignons pour la vie d’un enfant, nous voulons quelque chose qui ne depend pas de nous, alors que ce qui dépend de nous, c’est de ne pas avoir peur de le perdre (IX, 40). Marc Aurèle avait lui-même perdu sept enfants, et l’événement du deuil était la crainte la plus fréquente des parents. Ses préceptes reposent sur une doublé conviction: que ce qui ne dépend pas de nous ne nous appartient pas et que nous ne devons pas le considérer comme un bien ou un mal; qu’il n’y a de bien ou de mal qu’en nous.
Discipline du jugement – Marc Aurèle
“Si tu souffres à propos de quelque chose d’estérieur, ce n’est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle; il dépend de toi de la faire desparaître.” (Pensées VIII, 47). Les stoïciens pensent que nos passiions et nos émotions sont causées par les jugement que nous portons sur les choses, et non par les choses elles-mêmes. “On me dit qu’un tel dit du mal de moi, mais on ne me dit pas que j’en suis lésé; je vois que le petit est malade; mais je ne vois pars qu’il est en danger; restes-en donc à la première représentation, sans rien ajouter d’extérieur, et ce ne será rien pour toi.” (VIII, 49) Il y a d’abord ce que nous entendons et ce que nous percevons: le mal qu’on dit de nous, la maladie de l’enfant. À cette première représentation, onjective, nous ajoutons un jugement de valeur, qui produit une emotion pénible. Pour l’eviter, il faut apprendre à discipliner nos jugements. Car si nous craignons pour la vie d’un enfant, nous voulons quelque chose qui ne depend pas de nous, alors que ce qui dépend de nous, c’est de ne pas avoir peur de le perdre (IX, 40). Marc Aurèle avait lui-même perdu sept enfants, et l’événement du deuil était la crainte la plus fréquente des parents. Ses préceptes reposent sur une doublé conviction: que ce qui ne dépend pas de nous ne nous appartient pas et que nous ne devons pas le considérer comme un bien ou un mal; qu’il n’y a de bien ou de mal qu’en nous.
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Je suis un sceptique instruit – Entretien J.Luc Marion - Philosophie Magazine, mai 2010
Je suis un sceptique instruit – Entretien Jean-Luc Marion
La paradoxe de la science est qu’elle est absolument vraie, mais aussi provisoirement telle. Cette incertitude est la condition de possibilité du progres scientifique.
Au contraire, la philosophie ne progresse pas. En fait, elle n‘a affaire qu’à des certitudes négatives. La certitude négative ouvre un horizon postmoderne, qui consiste à reconnaître qu’une partie de l’expérience est indiscutable; le don ou l’événement, la naissance et la mort ou même le phénomène érotique, que personne n’ignore, mas dont aucun ne pourrait donner une définition positive.
…
En amour, je ne peux jamais avoir une connaissance qui me dispense d’avoir confiance dans la personne que j’aime. Sinon, nous n’aimerons plus.
…
Bref, produire des preuves de l’existance de Dieu n’est pas le plus grand exercice de la rationalité. Cela semble naïf. Tout comme démontrer que l’on aime ou que l’on est aimé, qu’un tableau est genial, qu’une symphonie est belle. L’ambition de tout démontrer est une forme de pensée magique.
…
En écrivant Le Phénomène érotique, où j’essayais de montrer –et il ne s’agissait pas de théologie- que le phénomène érotique n’avait ni raison suffisante ni cause, étant précisément fondé sur l’absence de raison et sur la gratuité. Il n’est pas du tout certain que l’on va aimer bien ou que l’on va être aimé en retour. Mais il n’y a pas de raison pour aimer, il n’y a donc aucune raison qui rende imposible d’aimer… J’ai été frappé par cette phrase très juste de Georges Bataille: “À la place de Dieu, il n’y rien d’autre que l’impossible.” On peut parfaitement faire de l’athéologie sur la base de la possibilité de Dieu. D’est d’ailleurs la bonne position.
La paradoxe de la science est qu’elle est absolument vraie, mais aussi provisoirement telle. Cette incertitude est la condition de possibilité du progres scientifique.
Au contraire, la philosophie ne progresse pas. En fait, elle n‘a affaire qu’à des certitudes négatives. La certitude négative ouvre un horizon postmoderne, qui consiste à reconnaître qu’une partie de l’expérience est indiscutable; le don ou l’événement, la naissance et la mort ou même le phénomène érotique, que personne n’ignore, mas dont aucun ne pourrait donner une définition positive.
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En amour, je ne peux jamais avoir une connaissance qui me dispense d’avoir confiance dans la personne que j’aime. Sinon, nous n’aimerons plus.
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Bref, produire des preuves de l’existance de Dieu n’est pas le plus grand exercice de la rationalité. Cela semble naïf. Tout comme démontrer que l’on aime ou que l’on est aimé, qu’un tableau est genial, qu’une symphonie est belle. L’ambition de tout démontrer est une forme de pensée magique.
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En écrivant Le Phénomène érotique, où j’essayais de montrer –et il ne s’agissait pas de théologie- que le phénomène érotique n’avait ni raison suffisante ni cause, étant précisément fondé sur l’absence de raison et sur la gratuité. Il n’est pas du tout certain que l’on va aimer bien ou que l’on va être aimé en retour. Mais il n’y a pas de raison pour aimer, il n’y a donc aucune raison qui rende imposible d’aimer… J’ai été frappé par cette phrase très juste de Georges Bataille: “À la place de Dieu, il n’y rien d’autre que l’impossible.” On peut parfaitement faire de l’athéologie sur la base de la possibilité de Dieu. D’est d’ailleurs la bonne position.
Travailler ou faire l’amour?- Philosophie magazine, mai 2010
Travailler ou faire l’amour? George Bataille (1897-1962) évoque une “incompatibilité” de principe: “Dans la mesure où l’homme s’est défini par le travail et la conscience, il dut non seulement modérer, maix méconnaître et parfois maudire en lui l’excès sexuel.” (L´Erotisme) Chaque individu “dispose d’une somme d’énergie limitée”; si elle est principalement affectée au travail, alors elle “manque à la consumation érotique qui en est d’autant plus limitée”.
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L´erotisme ouvre et touche à la spiritualité: l’homme s’y confronte aux puissances entrelacées de la vie et de la mort; il cesse d’être une monade, une unité, fermée sur ell-même pour former, avec un autre corps, une “continuité ininteligible, inconnaissable”. L’énigme et le vertige de l’être, la découverte de l’altérité, autant de dimensions de l’existence limitées, voire éclipsées, par l’ardeur au travail.
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L´erotisme ouvre et touche à la spiritualité: l’homme s’y confronte aux puissances entrelacées de la vie et de la mort; il cesse d’être une monade, une unité, fermée sur ell-même pour former, avec un autre corps, une “continuité ininteligible, inconnaissable”. L’énigme et le vertige de l’être, la découverte de l’altérité, autant de dimensions de l’existence limitées, voire éclipsées, par l’ardeur au travail.
diumenge, 2 de maig del 2010
Le Bonheur
Raphaël Enthoven - Philosophie Magazine - février 2010
... L'expérience du boheur étant inséparable de la crainte (en elle-même fatale) qu'il s'achève, tout homme heureux est un homme averti, dont le bonheur succombe dès qu'il en prend conscience. Le bonheur, comme l'amour, est illucide ou il n'est pas: car savoir qu'on est heureux, c'est d'emblée savoir que le bonheur ne dure pas, et donc vouloir qu'il dure, or, vouloir être encore heureux, c'est déjà ne plus l'être. En matière de bonheur, la fin du début, c'est le début de la fin.
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... L'expérience du boheur étant inséparable de la crainte (en elle-même fatale) qu'il s'achève, tout homme heureux est un homme averti, dont le bonheur succombe dès qu'il en prend conscience. Le bonheur, comme l'amour, est illucide ou il n'est pas: car savoir qu'on est heureux, c'est d'emblée savoir que le bonheur ne dure pas, et donc vouloir qu'il dure, or, vouloir être encore heureux, c'est déjà ne plus l'être. En matière de bonheur, la fin du début, c'est le début de la fin.
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Philosophie Magazine
dimarts, 25 d’agost del 2009
George Steiner - Les classiques "par coeur"
Philosophie Magazine
juillet-aôut 2009
George Steiner - Entretien
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dijous, 6 d’agost del 2009
Dion
IV Discours, "Sur la royauté"
Philosophie magazine, juin 2009
Tu ne comprends pas que tu es toi-même ton pire ennemi, le plus difficile à vaincre, aussi longtemps que tu es mauvais et stupide
Philosophie magazine, juin 2009
Tu ne comprends pas que tu es toi-même ton pire ennemi, le plus difficile à vaincre, aussi longtemps que tu es mauvais et stupide
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Philosophie Magazine
Claudio Magris
Claudio Magris, entretien
Philosophie Magazine, juin 2009
Nous vivons toujours en nous projetant vers le futur. Nous attendons en permanence des réponses, le résultat d'une analyse médicale, celui des élections européennes, l'issue de la crise économique... On ne vit pas pour vivre, mais pour avoir vécu, c'est-à-dire pour être plus proche de la mort - pour mourir. Michelstaedter a diagnostiqué ce probleme que s'amplifie aujourd'hui, car l'accélération de l'histoire et la vitesse toujours croissante de notre organisation sociale nous arrachent le présent comme un tapis sous le pieds. Or le présent est tout ce que nous avons, c'est là que nous pouvons toucher, aimer, voir, goûter. Ce consentement à l'instant, fugace mais délicieux, est ce que Michestaedter appelle la "persuasion". Or nous sommes incapables de nous y circonscrire, et la "rhétorique", c'est-à-dire l'organisation de la vie par la culture et l'artifice, est le mur que nous construisons pour nous cacher l'abîe de néant vers lequel nous avançons. La rhétorique est une drogue dont nous avons du mal à nous passer.
.... Pour moi, il n'y a pas de pureté ni d'absolu à rechercher, nulle part, ni dans la nature ni dans la culture
Philosophie Magazine, juin 2009
Nous vivons toujours en nous projetant vers le futur. Nous attendons en permanence des réponses, le résultat d'une analyse médicale, celui des élections européennes, l'issue de la crise économique... On ne vit pas pour vivre, mais pour avoir vécu, c'est-à-dire pour être plus proche de la mort - pour mourir. Michelstaedter a diagnostiqué ce probleme que s'amplifie aujourd'hui, car l'accélération de l'histoire et la vitesse toujours croissante de notre organisation sociale nous arrachent le présent comme un tapis sous le pieds. Or le présent est tout ce que nous avons, c'est là que nous pouvons toucher, aimer, voir, goûter. Ce consentement à l'instant, fugace mais délicieux, est ce que Michestaedter appelle la "persuasion". Or nous sommes incapables de nous y circonscrire, et la "rhétorique", c'est-à-dire l'organisation de la vie par la culture et l'artifice, est le mur que nous construisons pour nous cacher l'abîe de néant vers lequel nous avançons. La rhétorique est une drogue dont nous avons du mal à nous passer.
.... Pour moi, il n'y a pas de pureté ni d'absolu à rechercher, nulle part, ni dans la nature ni dans la culture
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Droit de mentir
Heinz Wismann, extrait du texte Les français légalistes... ou rebelles?
Philosophie magazine, juin 2009
... une célèbre controverse philosophique, qui a opposé un Allemand et un Français, Emmanuel Kant et Benjamin Constant, au sujet du droit de mentir. Selon Kant, on ne saurait accorder un tel droit, même dans des circonstances exceptionnelles, sous peine de détruire les fondements même de toute société possible. Pour Constant, c'est l'inverse: aucun lien social ne pourrait résister à l'interdiction absolue du mensonge car la nature humaine es trop imparfaite pour s'accommoder de la lumière implacable de la vérité. L'un parle du droit, et de ce point de vue, il a raison, puiqu'en universalisant le droit de mentir on compromet l'efficacité même du mensonge. L'autre part du fait, et il a également raison, étant donné que le double jeu, surtout quand il est réciproque, sous-tend et consolide les relations sociales. On peut ainsi passer de 'un à l'autre, sans se renier, à condition de faire un peu de philosophie...
Philosophie magazine, juin 2009
... une célèbre controverse philosophique, qui a opposé un Allemand et un Français, Emmanuel Kant et Benjamin Constant, au sujet du droit de mentir. Selon Kant, on ne saurait accorder un tel droit, même dans des circonstances exceptionnelles, sous peine de détruire les fondements même de toute société possible. Pour Constant, c'est l'inverse: aucun lien social ne pourrait résister à l'interdiction absolue du mensonge car la nature humaine es trop imparfaite pour s'accommoder de la lumière implacable de la vérité. L'un parle du droit, et de ce point de vue, il a raison, puiqu'en universalisant le droit de mentir on compromet l'efficacité même du mensonge. L'autre part du fait, et il a également raison, étant donné que le double jeu, surtout quand il est réciproque, sous-tend et consolide les relations sociales. On peut ainsi passer de 'un à l'autre, sans se renier, à condition de faire un peu de philosophie...
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dilluns, 3 d’agost del 2009
Emil Cioran, extrait du texte "De la France"
Philoshopie Magazine
juin 2009
L'homme moyen est plus abouti en France que partout ailleurs. Son niveau dépasse celui de l'Anglais, de l'Allemanad ou de l'italien. La médiocrité a atteint un tel style qu'il est difficile de trouver chez l'individu ordinaire, chez l'homme de la rue, des exemples de stupidité caracterisée. Chacun sait se présenter, chacun sait quelquechose. C'est en cela que la France est grande par des riens. Il se pourrait que, finalement, la civilisation ne soit pas autre chose que la raffinement de la banalité, le polissage des choses miniscules et l'entretien d'un brin d'intelligence dans l'accidente quotidien.
Français des croisades, ils sont devenus Français de la cuisine et du bistrot: le bien-être et l'ennui.
juin 2009
L'homme moyen est plus abouti en France que partout ailleurs. Son niveau dépasse celui de l'Anglais, de l'Allemanad ou de l'italien. La médiocrité a atteint un tel style qu'il est difficile de trouver chez l'individu ordinaire, chez l'homme de la rue, des exemples de stupidité caracterisée. Chacun sait se présenter, chacun sait quelquechose. C'est en cela que la France est grande par des riens. Il se pourrait que, finalement, la civilisation ne soit pas autre chose que la raffinement de la banalité, le polissage des choses miniscules et l'entretien d'un brin d'intelligence dans l'accidente quotidien.
Français des croisades, ils sont devenus Français de la cuisine et du bistrot: le bien-être et l'ennui.
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